jeudi 11 octobre 2007

3 jours à Madrid…3 musées!






















3 jours à Madrid…3 musées!

Découverte d’un nouvel hôtel, Hostal Abalu, recommandé par i-escape. Découverte, c’est le cas de la dire car l’un de nos taxis – il a fallu en prendre 2 de la gare, le premier refusant de nous prendre avec tous nos bagages! – s’est perdu en s’y rendant. Hôtel très retro – dernier spectacle de Madonna projeté sur le mur du lobby - clientèle mixte, confortable mais plutôt exiguë. Très central, dans un quartier plutôt mixte également…

Au programme, 3 musées parmi les plus grands au monde : le Centro del Arte Reina Sophia, le Prado et le Thyssen-Bornemisza.

Lundi. Descente à pied le long de la Gran Via et de la Paseo del Prado vers le Reina Sofia qui loge la peinture espagnole contemporaine et moderne. Focus sur Picasso – la Guernica, inévitable, mais aussi une série de sketches au crayon qui diffèrent de l’habitude – Dali, Miro, en profusion – probablement la collection la plus abondante de ces peintres en un seul lieu. Quelques découvertes, dont Gargallo, ses sculptures et masques de fer. Salut en passant au mouvement surréaliste – salle dédiée au films marquants de Bunuel, Le Chien Andalou et l’Age d’Or, tourné avec la contribution de Dali et de Frederico Garcia Lorca si je ne me trompe pas. Passons outre la production plus moderne des années ’80 et plus. Visite rapide dans la partie moderne du musée – un ajout à cet ancien hôpital transformé en musée – ou se trouve une librairie fantastique couvrant tous les arts et ou j’ai passé pas mal de temps lors de ma dernière visite à l’automne l’an passé. Déjeuner aux tapas dans une taberna recommandée par l’hôtel dans le quartier maintenant à la mode du Latina : si on aime la friture, on est bien servi avec les tapas!

En soirée, le flamenco, la troisième session depuis Séville; plus « moderne », moins touristique. Jamon et queso, plus vin rouge!

Mardi, le Prado. Focus sur Goya, une reprise pour moi, une découverte pour Cynthia. Je m’absente pour un rendez-vous d’affaires. Cynthia se paie El Greco, Bosch, Velasquez, Ribero, and the only Rembrandt. En supplément, après le déjeuner, une exposition de photos, artistes d’un peu partout, captant le 20e siècle, la première partie en tout cas : « Momentos estelares. La fotografia en el siglo XX ». La découverte, c’est plutôt le building dans lequel l’exposition se trouve : le Circulo de Bellas Artes, très art déco.

Mercredi, le Thyssen, avec son exposition spéciale qui commençait hier : Durer y Cranach : Arte y humanisme en la Ale mania Del Renacimiento. A voir également la collection de peintres flamands, la plus considérable selon Teddy Bautista, le CEO de la SGAE, l’équivalent local de la SOCAN. Remarquable collection permanente, très éclectique mais qui couvre l’éventail de la peinture du 14e siècle-début 20e, plus une bonne collection américaine.

Madrid, le 10 octobre

dimanche 7 octobre 2007

La Cazalla
















La Cazalla

Having stayed in in-town hotels all of the last 2 weeks, we thought a little taste of the Spanish countryside would not be out of place: La Cazalla certainly met our expectations!

Nestled in the fold of a valley in the highlands of Andalusia near Ronda, la Cazalla is a home more than a hotel that owner Maria Ruiz and her son Rodrigo have built on the remaining of a secondary building dating back to the Romans. That really was a pretext to build a stylish “finca” or country residence, with all the modern necessities without its annoying trappings (TV, phone, internet – yes even the freak that I am about proper communications means will admit to enjoying the respite…although my BlackBerry still had coverage but I did not abuse!) Five or six rooms upstairs, and downstairs, with its sunken lounge (the old roman ruin!), the living room and the dining area, felt like your private home.

Done in local style, with a Moorish touch in the décor and dispersed objets d’art here and there – even a Buddha discretely nested in a corner – the interior tells of a great attention to details in creating this relaxing space. An equal amount of work of love was invested in the exterior, with a brick terrace that leads out of the living room towards green surroundings, the sound of fountains and the warming sun much appreciated in these early days of October.

Then the pool: no, not the resort-type one, but a roman-like construction, no more than 10-foot wide by 40-foot long, with a wall at one end from which gushes a stream of water that breaks the surrounding silence and induces ripples on the water. To complement, a series of small private patios, isolated from each other by tall hedges and covered by sheets of blue and green canvas supported by discreet blue- painted poles – we spent a whole afternoon in the bliss of sun and water, reading, munching on Maria’s picnic, well lubricated with a cool, fresh local white (Vino Mantel, it was called).

And you are far away from anything else. There is a neighbor somewhere half a mile away; his dogs remind you of his existence. We walked along a path that follows the contours of the valley, for a good hour, before we decided to turn around. Not a soul, but lots of birds singing – almost biblical. At night, being the mating season, you hear the wanting howling of the male deer and the feeble moaning of the female in the morning (Cynthia objects to my characterization!)

There would be much to say about Maria; the little we learned about her left us with the deep impression of a woman, probably in her fifties (or prime sixties!), who has lived, well traveled and cultured, who by choice decided to leave it all, the big city – Madrid – and all its constraints and, yes, delights, although she professed that she hated it! To come and find peace and the passion of her life in building that little piece of paradise for the enjoyment of passing-by foreigners, coming from all walks of life, who for a moment share a common experience of “ravissement”.

A wonderful interlude in our city-pack tour of Andalusia!

October 7, 2007

Here are a few pictures that will tell you far more that my failing words, and a link that will give you more details if you are ever tempted by a quiet and comfortable sojourn in Andalusian country surroundings…


http://i-escape.com/hotel.php?hotel_key=SP014










jeudi 4 octobre 2007

Grenade - un peu d'histoire...

Grenade

Un peu d’histoire, car Grenade se singularise par le confluent de cultures qu’elle représente. Colonie, puis province romaine au début de l’ère chrétienne, envahis par les Wisigoths au 5e siècle, qui furent chassés par les maures au début 8e, qui eux y restèrent jusqu’au 15e, chassés à leur tour suite à la victoire définitive des rois catholiques Isabelle et Ferdinand en 1492 et l’exit final des arabes. Grenade a par la suite été le site ou s’est joué plusieurs conflits politiques, entre libéraux et conservateurs au 19e et entre républicains et nationalistes du temps de la guerre civile.

Un mot sur la présence mauresque dans la ville. Suite à leur arrivée en Espagne au début du 8e siècle, le centre du pouvoir des maures s’est situé à Cordoue : la construction de la grande mosquée – la Mezquita – date de quelques décennies après que les Oméyyades – première dynastie musulmane en Espagne – se soient installés dans le sud, dans ce qu’ils nommèrent l’al-Andalus. Séville prit le dessus au 11e siècle, suite aux luttes internes à Cordoue, pour elle aussi perdre à son tour son ascendance, et du même coup l’ascendance musulmane s’est elle aussi estompée, avec la conquête du territoire par le catholique Ferdinand III au 13e.

Ce n’est qu’à ce moment-là que Grenade s’impose avec la dynastie nasride, grâce au sultan Ibn Al-Ahmar dont l’influence sur le territoire avoisinant grandit suite aux arrangements qu’il fait avec Ferdinand III en devenant son vassal (en retour d’un tribut annuel équivalent à la moitié de ses revenus!) C’est à cet époque et sous les Nasrides que l’Alhambra est construite, début du 13e, et que les sultans Yusuf 1er et Mohammad V érigent leur magnifiques palais au 14e siècle – magnifiques par leur beauté plus que par leur dimension somme toute modeste. Les Nasrides y seront jusqu’à la « reconquête » définitive du territoire andalou par les catholiques avec la victoire des Rois Isabelle et Ferdinand, fin du 15e, marquant ainsi la fin d’une civilisation qui aura duré près de 8 siècles.

Grenade, avec l’Alhambra, présente probablement donc le vestige le plus important de la présence musulmane en Espagne.

3 octobre 2007

P.S. February 1, 2009. added here is a documentary produced for the British TV (Channel 4), very well done, that attempts to "put back" into its right place in history the 8 centuries of the moslems in Spain. Brilliant! http://video.google.com/videoplay?docid=-768956312207897325

mercredi 3 octobre 2007

L’Alhambra de Grenade!






















L’Alhambra de Grenade!

Tant d’histoire et de civilisation dans un seul lieu. Essentiellement une illustration de la civilisation arabe en Espagne, alors qu’elle atteignait son apogée (13e et 14 siècles), à laquelle s’ajoutent quelques superpositions d’inspiration chrétienne, suite à la victoire des très catholiques roi et reine de Castille et d’Aragon en 1492. Ajouts par ailleurs plutôt gauches et prétentieux tel le palais, style renaissance, de Charles Quint planté au beau milieu de l’Alhambra dont le style impérieux tranche avec la finesse et le raffinement des palais nasrides adjacents. Car ces palais sont pour le visiteur véritablement la trouvaille de cet agencement architectural perché en contrefort de la ville. Il y a bien les jardins élaborés et inspirants du Generalife qui surplombent l’Alhambra, et la citadelle de l’Alcazaba avec ses tours imposantes qui profilent l’ensemble, mais ce sont bien ces palais plutôt discrets et riches en design qui définissent l’Alhambra et qui en font un joyau universel. Quelques photos pour illustrer et un site internet à visiter.

http://www.greatbuildings.com/buildings/The_Alhambra.html


Déjeuner au Parador San Francisco, hôtel de classe sur le site de l’Alhambra même. Mets respectables – entre autres fèves rôties avec jambon iberico, asperges et saumon marinés comme entrées, seabass dans une croute de lard local – mais un service loin d’être à la hauteur!
2 octobre 2007

lundi 1 octobre 2007

Cordoue – La Mezquita


Cordoue – La Mezquita

Le 30 septembre

Une fois l’hôtel trouvé – ce qui ne put se faire qu’avec la réception au bout du portable après avoir tourné en rond dans des rues pas plus larges que la voiture! – et un repas rapide, nous déambulons vers le centre historique de Cordoue qui s’articule autour de la mosquée – La Mezquita.

L’histoire de ce remarquable édifice commence par une transaction. Les musulmans de plus en plus nombreux après leur arrivée au début du 8e siècle cherchent un lieu de culte et achètent la moitié d’une église catholique, l’église Saint Vincent, pour y pratiquer côte à côte avec les chrétiens – on imagine difficilement la chose aujourd’hui! Puis ils achètent le reste de l’église et construisent une mosquée à même les matériaux de l’église, ce qui explique en partie la rapidité avec laquelle elle fut construite, soit de 785 à 793. Pour nombre de raisons – en autres la dimension des matériaux avec lesquels ils ont dû composer – l’architecture de cette mosquée diffère de celles construites depuis Mahomet et notamment celle du Dôme du Rocher à Jérusalem construite il y a 100 ans auparavant. La trouvaille de Cordoue, ce sont les arcades à deux paliers, qui faute de colonnes suffisamment élevées en partant, créent l’impression de hauteur qui marquaient les premières mosquées. Le style devait se retrouver dans les mosquées qui vinrent après.





En y entrant, c’est l’impression frappante : une foret d’arcades qui se dessinent dans la pénombre, et ce sentiment d’isolement soudain du monde extérieur (en dépit des hordes de touristes et de tours guidés!) qui devait inciter à la prière.

Chose unique à cette mosquée cependant, et qui la rend un peu tristement célèbre, c’est qu’on y retrouve en son sein une cathédrale! Eh oui, une fois l’Andalousie redevenue chrétienne, l’évêque du coin, en dépit des protestations locales mais avec l’aval du nouveau roi venu de l’étranger, Charles Quint, décide de l’aménager au cœur de la mosquée. Ce qui donne l’ensemble architectural le plus incongru qu’il m’ait été donné de voir, et qui faisait dire à Charles Quint après avoir vu l’ouvrage et se rendant compte de sa faute initiale : « vous avez construit ici ce que d’autres auraient aussi pu faire ailleurs, et ce faisant avez détruit ce qu’il y avait d’unique au monde !»

Curieusement, au moment même où Charles Quint faisait ce commentaire, il autorisait la construction d’un palais à son intention dans l’enceinte même de l’Alhambra. Le palais est impressionnant par la simplicité du concept mais la prétention de ses dimensions tranche avec l’élégance subtile et proportionnée des palais nasrides adjacents.

dimanche 30 septembre 2007

Corrida! Olé!




















Corrida! Olé!
Matadors, 6; Toros, 0!
Tout consiste bien en la mise à mort du toro. Les chances sont parfaitement inégales en partant. Il ne s’agit pas de savoir qui des deux – du matador ou du toro – va gagner, mais comment, avec quelle dextérité, savoir-faire, élégance, efficacité, le matador va s’exécuter. De son entrée à sa sortie de l’arène, le toro n’a au plus que 15 à 20 minutes pour servir de prétexte à l’illustration du matador, de sa bravoure et de son courage.

Nous sommes choyés en quelque sorte. Il s’agit de la dernière représentation de la saison à Séville. La Maestranza, Plaza des Toros de Sevilla est pleine à son comble – je dirais au moins 20,000 personnes. Les gradins tout au tour de l’arène sont tassés; un muret de briques d’à peine 15 centimètres de large, et sur lequel on s’assoit, sépare une rangée d’une autre, avec autant d’espace à vos pieds. On fait bon commerce de petits coussins que l’on vend à l’entrée pour s’assurer d’un confort minimum. Nous sommes collés les uns sur les autres. Fort heureusement nous sommes du côté de l’ombre (« sombre ») plutôt que du soleil (« sol »).

3 toreros et leur équipe respective de bandérilléros et de picadors, sont en vedette; ils mettront à mort 2 toros respectivement. Le tout va durer pas plus de 2 heures. La procédure est stricte et rapide dans son déroulement. 3 séquences (« tercios ») : d’abord l’entrée du toro, quelques passes de grande cape et le travail du picador monté sur son cheval aux yeux bandés – pour ne pas prendre panique à la vue du toro qui le charge à toute vitesse, mais dont les flancs sont bien protégés d’une cuirasse bien matelassé – et qui y va de coups de pique dans le garrot. Au cours des 6 séances, on apprend à apprécier les différences; si le toro est vigoureux dans son attaque, le public apprécie; si le picador s’acharne indument avec sa pique, le public proteste violemment comme ce fut le cas dans une des manches ou le picador est sorti sous les sifflets de la foule (il fallait voir quelques voisins de rangée debout, vociférant, en s’objectant à l’acharnement du picador – les sévillans prennent leur tauromachie au sérieux!)

Deuxième tercio : les banderilleros plantent leurs banderilles – deux à la fois – en courant vers les vers le toro qui lui charge en même temps vers le banderillero; tout encore une fois est dans la manière; si le banderillero loge ses banderilles en faisant bien face au toro, en sautant pieds joints et en s’esquivant juste à temps pour éviter les cornes du toro, il sera saluer par des applaudissements; les charges peuvent aller jusqu’à quatre; elles se limitent ce soir à 3 au maximum. Les toros se retrouvent donc avec 4 à 6 banderilles qui lui pendent du dos si elles ont été bien plantées. Et tout çà est en prélude au troisième tercio ou le matador entre en scène alors que le toro a été affaibli par les piques du picador et les banderilles des banderilleros. Il tombera alors sous l’effet mystifiant de la cape rouge du matador dont tout l’art consiste à faire « passer » le toro sous sa cape, à son commandement, de plus en plus près, et de plus en plus rapidement.

C’est alors que les « olés » se font entendre venant de la foule: timidement d’abord, puis très audible, si les passes (« faena ») se succèdent de plus en plus rapprochées. Et puis il faut voir le torero, à la suite de passes réussies, s’éloigner du toro, en lui tournant le dos, marchant avec fierté, le dos cambré, confiant qu’il a subjugué le toro, qui lui demeure immobile. Et tout çà continue jusqu’à ce que le torero juge le moment venu de mettre le toro à mort; il choisit bien ce moment d’immobilité ou, l’épée bien tendue en avant, à moins d’un mètre du toro, il choisit bien l’endroit très précis ou il va loger son arme dans le dos du toro. Et c’est le moment de vérité ou l’art du matador s’affirme. Le premier matador de la soirée, Julio Aparicio, le plus vieux des trois, a échoué lamentablement, surtout à son deuxième tour, lorsque l’épée a à peine pénétré, qu’elle est tombée et qu’il a dû s’y prendre à trois reprises pour la loger convenablement, faisant souffrir le toro inutilement, pour le finir sous les coups d’un autre genre d’épée dans les cervicales; il sortira sous les huées de la foule à la fin de la corrida. Contraste frappant avec le dernier torero, Salvador Vega, à peine 23 ans, mais plein de panache dans son habit tout blanc, de taille moyenne mais très audacieux, qui loge son épée très adroitement jusqu’à la garde, transperçant le cœur de la bête qui s’affaisse rapidement et meurt. Il aura droit à une oreille du toro (aux deux quand la performance est particulièrement réussie) à la discrétion du président d’honneur de la corrida – une femme cette journée-ci – qui accorde cette distinction à la demande de la foule qui agite des mouchoirs blancs; et puis c’est le tour d’honneur ou le matador et son équipe font le tour de l’enceinte sous les applaudissements de la foule. Le deuxième matador, Manuel Jesus « El Cid », dix ans plus âgé et de toute évidence bien connu pour avoir déjà fait ses preuves, aura droit au même honneur, à son deuxième toro.


Que penser de tout çà? On est d’abord subjugué par l’atmosphère qui règne dans l’enceinte et tout autour : la foule, l’arène, la musique d’un petit orchestre de cuivres logé au balcon, le soleil, et tout le cérémonial. Et puis l’énergie du toro quand il rentre dans l’arène, plein de vigueur, chargeant à gauche et à droite les toreros qui prennent refuge derrière les barricades. Graduellement il s’épuise sous les coups, s’égare entre toutes ces capes qui tournoient et le déboussole. Le sang qui nappe son dos, et qui tantôt giclera, au rythme des pulsations de son cœur, de la blessure que lui infligera le matador de son coup d’épée – très visible et qui annonce sa mort dans les minutes qui viennent. L’attitude de la foule, venu en grand nombre, assistée à ce spectacle somme toute assez barbare; on s’y est fait je présume à travers les âges – c’est un sport, sanguinaire soit, mais dont on apprécie les vertus de courage de part et d’autre, du torero comme du toro lui-même. Certains s’objectent à la cruauté du spectacle.

Mais peut-on juger, surtout quand on pense aux millions de bêtes qui passent par là chaque jour dans tous les abattoirs du monde, dans des conditions plus « humanitaires » certes pour certaines, mais de façon générale sous des conditions toutes aussi cruelles : j’ai encore en souvenir les séances d’abattoir qui prenaient place toutes les semaines derrière la boucherie du village, ou d’un coup de masse en plein front le boucher faisait tomber la bête, pour ensuite l’égorger d’un grand coup de couteau, le sang coulant à flot sur le plancher de ciment. Nous nous tenions un peu l’écart, mais tout de même très près, pour assister à ce que nous considérions une chose tout à fait en ligne avec les exigences de l’existence telles qu’on pouvait l’entendre à l’époque…
Sept 29, 2007


P.S. were staying at this hotel in Sevilla, Casa del Rey de Baeza, as featured now in a city guide (which used our picture of the place - with permission!)

vendredi 21 septembre 2007

Berlin, à nouveau...











Berlin

4 jours à Berlin (19 au 23 septembre 07). Deuxième séjour en deux ans.
Berlin évoque beaucoup. Le Berlin des années folles de l’entre-deux-guerres et l’effervescence culturelle et intellectuelle de l’époque. La folie nazie qui devait annoncer le Reich de mille ans; Albert Speer et l’architecture triomphale du régime. Puis la guerre froide, le blocus et le pont aérien, l’érection du mur; le discours de Kennedy – « Ich bin ein Berliner »; ultimement la chute du mur en 1989. Et puis la réunification et la reconstruction de Berlin. C’est sans doute la ville européenne dont la face a changé le plus depuis 20 ans. Des quartiers entiers reconstruits – Potsdamer Platz est un bon exemple : quartier commercial adjacent jadis au mur et ou aucun des édifices qui s’y trouvent ne date pas plus de 10 à 15 ans. La transformation totale de Berlin Est, assujetti à 45 ans de régime communiste avant sa ré-émergence dans le giron occidental; l’endroit probablement le plus dynamique du nouveau Berlin avec ses édifices de toute époque re-modernisés, ses boutiques alternatives, ses nombreux bars et restaurants ou les nouvelles générations se retrouvent.

Profite de quelques heures libres pour revisiter et faire découvrir le nouveau Berlin
Cynthia. Le mémorial à l’holocauste, 20,000 mètres carrés de stèles de taille variable (2711 de celles-ci on nous informe) parmi lesquelles on peut circuler sur des sentiers ondulants perpendiculaires les uns aux autres. Aucun symbole qui indique que c,est un mémorial dédié aux 6 millions de Juifs morts aux mains des nazis. Il faut descendre au centre d’information sous le monument pour l’apprendre. Chose intéressante : la surface des stèles est couverte d’une substance qui permet de laver sans difficulté les graffitis qui pourraient s’y retrouver, chose qui n’est pas impensable étant donné le mouvement néo-nazi qui se manifeste de temps à autre.

Le Reichstag (parlement) restauré et couronné d’une coupole de verre énorme – design de l’architecte anglais Norman Foster. On y retrouve également un restaurant au dernier étage ou j’y ai mangé l’an dernier, gracieuseté de la GEMA, l’équivalent allemand de la SOCAN. Tout autour, les nouveaux édifices gouvernementaux qui logent politiciens et bureaucrates depuis le déménagement de la capitale de l’Allemagne de l’Ouest de Bonn à Berlin – une véritable débauche d’architecture moderne, fort en verre et en acier. Très transparent, nulle doute pour inspirer l’administration à plus d’ouverture. Pour finir la promenade sur l’Unter den Lieden, la grande avenue qui donne sur la porte de Brandenburg qui reluit sous ce soleil d’une belle journée d’automne…
Le 20 septembre